La galère, oui je connais et je pense que c'est ce qui fait ma force comme la plus part des combattants d'ailleurs.
J'ai grandi dans pas mal de régions à travers la France pour finir à Bourges dans les quartiers des Gibjoncs & Chancellerie.
A 14 piges, ma mère s'est barrée avec moi et mes 2 jeunes s½urs sous les bras sans nul part où aller et on se retrouvait à la rue. La raison était qu'elle en avait marre de me voir me faire défoncer trop régulièrement par mon père. On a vécu dans un foyer pendant un peu plus de 6 mois, ce n?était pas super super, on partageait le dîner du soir avec tous les clochards du coin et le menu était soupe et légumes invendus récupérés à la fin des marchés. A cette époque j'ai réussi à trouver mon premier boulot.
A 20 ans, je suis parti vivre aux Etats-Unis pendant presque 1 ans, là bas j'ai fait tout un tas de boulots : plongeur, cuistot, jardinier, nettoyer les piscines, mettre des antennes sur les toits, nettoyer les chiottes et pour finir j'ai fait de la sécurité pour une boite qui m'a placé là où personne ne voulait y travailler, j'ai bossé dans des boites mexicaines tout droit sorti des vieux films de Chuck Norris, sans mythoner, fallait parfois le voir pour y croire. Un soir une bande de gars se sont tirés dessus et un des gars est mort, cela c'est passer à 20 mètres de moi, le lendemain j'ai démissionné et 3 semaines plus tard je rentrais au bercaille.
A mon arriver à Londres, c?était encore la même histoire, j'ai bossé en tant que plongeur pendant 2 ans et quand mon anglais c'est amélioré, je suis passé au bar où je me faisais un peu plus d'argent et où j'avais plus de temps libre pour étudier. ??1 ans plus tard je passais mes diplômes dans le sports et je travaillais en tant que serveur le matin et à la salle de sport le soir.
Aujourd'hui tout va bien et je vis dans un bon quartier de Londres, je donne des cours privés et je m'occupe de mes élèves, et les primes de combats mettent du beurre dans les épinards.